samedi 6 juillet 2013

Les deux aveugles - Lischen et Fritzchen d'Offenbach



Compagnie Les Caractères
Paris
Mars 2011


 



Direction musicale : Bertille Monsellier / Thomas Amilien
Mise en scène : Karine Laleu

Avec :
Valéria Altaver (Giraffier - Lischen)
Nicolas Bercet (Patachon - Fritzchen)

Vidéo : cliquer ici



Nos deux histoires se passent dans la rue, au croisement de deux routes, sous un pont en plein Paris. 
C’est un Paris du 19ème, un Paris des Bas fonds, des exclus, chers à Offenbach…

        Dans Les deux aveugles, Patachon et Giraffier, sans abris, ont trouvé une combine pour survivre dans la capitale : le business du handicap. Être pauvre ne rapporte pas tellement, mais grattons la corde de la pitié, soufflons un brin de culpabilité… Une mandoline, un trombone et deux aveugles… Rien de tel pour forcer la main du passant à lâcher quelques pièces !
Seulement voilà, le business d’un faux aveugle est fragile ; toute concurrence est redoutable…
Quand nos deux compères se retrouvent donc à exercer le même métier sur le même pont… Le danger se fait sentir… Tous les coups seront permis, surtout les plus tordus, pour éliminer l’autre…
Farce tragique et rocambolesque, les deux aveugles nous plongent dans  le monde impitoyable des « nécessiteux ».  Indignations sanglantes, cynisme et grincement de dents, voici  une fable à nous faire hurler… de rire !



      Dans Lischen et Fritzchen, nos deux amis, Alsaciens, se rencontrent à un carrefour.
Elle, vendeuse ambulante de balais, est montée à Paris pour rapporter de l’argent à son vieux père malade et se voit contrainte d’arrondir ses maigres revenus en s’improvisant chanteuse de rue.
Lui, serviteur, vient de se faire renvoyer suite à un malentendu dû à son accent et décide de retourner au pays.
Une rencontre, un coup de foudre…
Comme dit la chanson, « Quand une Alsacienne trouve un Alsacien, la main dans la sienne chantant leurs liens, Top ! dit l’Alsacienne Top ! dit l’Alsacien »…
Mais si l’Alsacienne se trouve être la sœur de l’Alsacien, la douce romance tourne vite au vinaigre.
Allons rions ! « Leben ist doch ein plaisir ! 






NOTE D'INTENTION

Bien que le but premier des ouvrages d’opérette soit le divertissement, les ouvrages d’Offenbach ont ce génie de permettre des immersions dans des imaginaires denses, et d’aller parfois chercher du coté de la satire sociale ainsi que de toucher à la poésie.

        Les deux aveugles est le premier ouvrage que le compositeur a créé pour son théâtre Parisien. L’intrigue semble simple et pourtant, elle n’est pas sans rappeler le théâtre de Brecht : ici, on travaille la mendicité comme une entreprise et la surenchère de la misère a un seul et unique but : la rentabilité.
       Nous avons tenu à garder l’humour du propos tout en évitant la propreté où la bienséance. L’univers du Grand Guignol s’est donc imposé à nous comme une évidence pour traiter cet ouvrage hilarant de cruauté.
       Pour Lischen et Fritzchen, la mendicité reste de mise puisque Paris aura déçu les rêves de fortune de nos deux Alsaciens. Derrière leur histoire d’amour se dessine le goût du destin pour les scénarios improbables….. nos héros sont de véritables jouets du destin…leurs malheurs nous faisant rire…..mais comme toujours chez Offenbach, tout fini bien !

        Le choix d’un décor travaillé avec des cartons a été prit. Evoquant de manière onirique - par de grands volumes- les espaces de la rude réalité, les empilages et les facettes de ces cubes apportent une architecture aux états des protagonistes, et permettent par des assemblages –qui ne sont pas sans rappeler ceux des enfants- de fabriquer des allées de rêves où les aspects les plus conventionnels de heurtent aux abysses du destin.
Nous presserons les entrailles pour  que l’on rie encore et encore à s’en faire péter la panse !
Attention, vous êtes prévenus !



Photos : Guy Ronan






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jeuvoix.eyesing@gmail.com



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