mardi 13 août 2013

Othello de Shakespeare



Mise en scène : Edith Garraud

Traduction : Yves Bonnefoy

Avec : 
Jérémi Bénoliel / Pascal Guignard (Roderigo)
Benoît Dugas (Cassio)
Vincent Gauthier (Le Sénateur Brabantio)
Karine Laleu (Desdémone)
Pauline Mandroux / Florence Tosi (Emilia)
Eliezer Mellul (Le Doge)
Alexandre Mousset (Iago)
Assane Timbo (Othello)

Lumières : Patrice Lecadre

Musique : Frédéric Ligier

Costumes : Catherine Lainard - Frédéric Morel

 



2008




Drame de la jalousie.

Le sujet est emprunté à une nouvelle italienne.
Othello, général maure au service de la République de Venise, a épousé secrètement Desdémone, fille du sénateur vénitien Brabantio. Le père, prévenu de ce mariage, accuse Othello d'avoir ensorcelé sa fille et le traduit devant le Doge de Venise. Mais celui-ci se justifie loyalement et se voit confier par le Doge une mission pacificatrice à Chypre contre les turcs.

Othello part pour Chypre, accompagné de sa jeune épouse, de son lieutenant Cassio , de son enseigne Iago 
et d'Emilia, sa femme, chargée de veiller sur Desdémone.

Iago nourrit une haine profonde à l'égard d'Othello qui lui a préféré Cassio comme lieutenant et qu'il soupçonne d'avoir obtenu les faveurs d ‘Emilia.

Ainsi se sert-il de Rodérigo, jeune et riche vénitien amoureux de Desdémone, pour tramer un complot visant à déconsidérer Cassio aux yeux d'Othello. Lors d'une fête célébrant le mariage d'Othello et le naufrage de la flotte turque, Rodérigo provoque Cassio, enivré par Iago, ils se battent. Cassio destitué de son grade par Othello demande, sur les conseils de Iago, à Desdémone d'intercéder en sa faveur.

L‘insistance naïve de Desdémone à vouloir servir Cassio, provoque la jalousie d'Othello, manipulé par Iago...

On connaît tous la trame de cette tragédie devenue légendaire au même titre qu'Hamlet ou Roméo et Juliette,grâce aux opéras de Rossini et de Verdi et aux films d'Orson Welles, de Laurence Olivier ou de Kenneth Branagh, mais la complexité du drame reste entière. " Je ne suis pas ce que je suis " dit Iago au premier acte. Chaque personnage pourrait reprendre cette réplique à son compte. 


Photo : Suspens photographie


Photos : Claire Besse




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Pasiphaé de Montherlant


Production : Compagnie Théâtrale Francophone
Texte : H. De Montherlant et Euripide
Mise en scène : Damiane Goudet

Avec : 
Audrey Chamarre / Clara Monnero (Phèdre)
Félicie Fabre (La Nourrice)
François Garrigues (Minos)
Karine Laleu (Pasiphaé)
Le Choeur :
Isabelle Candito, Soizic Fonjallaz, Anne Jeanvoine, Aurore Monicard, 
Tanya Ridel, Anne-Lise Roland, Gaëlle Ternisien

Costumes : Catherine Lainard


Bande-annonce : cliquer ici





2006





Poséïdon, Dieu des mers,
rend la reine Pasiphaé amoureuse d'un taureau.
Une vision moderne du mythe grec de la naissance du Minotaure...









Photos : Bruno Forêt





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lundi 12 août 2013

Passions Andalouses & L'Amour Sorcier

 

Direction musicale : Jean-Walter Audoli
Mise en scène : Jean-Claude Mathon

Avec :  
Esteban Caceres (Guitare)
Philippe Cantor (Baryton)
Karine Laleu (Comédienne)
Corinne Sertillanges (Soprano)
et l'Ensemble Instrumental Jean-Walter Audoli




Costumes : Danièle Barraud
Lumières : Christian Mazubert





 
    Textes : Federico Garcia Lorca & M. De Falla



Musiques :
Mélodies F. Garcia Lorca
J-D Krynen
Serenata Opus 87 de J. Turina
L'Amour Sorcier de M. De Falla

                            







Noyade Interdite (ou l'Avenir est dans les œufs) - Acte I

 

NOYADE INTERDITE - Triptyque

Triptyque dansé qui décline le temps en un menu : 
l'entrée avec le passé - le plat avec le présent - le dessert avec l'avenir

"2 femmes se préparent et «dans le fourré de leurs gestes familiers», divaguent...
Là où tout va de plus en plus vite elles appellent le silence. Elles inondent le temps:
99 min. et demi où les corps cuisinent,
99 min. et demi pour saisir les mouvements quotidiens et les décaler,
99 min. et demi pour inventer une nouvelle façon de partager un spectacle 
et de passer à table.
99 min. et demi. 99 min. et demi. 99 min. et demi. 99 min. et demi..."


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ACTE I - NOYADE INTERDITE (ou L'Avenir est dans les œufs)


Dessert -> tarte au chocolat -> 25 mn et demi


"Et si c'était par la faim que tout commençait ?...
Bonjour   BONjour   bonJour   BonJour   bOnJoUr...
Parfois, vient le vide"





-> Bande-annonce : cliquer ici

-> Textes 
     Le beurre et Le mot de la faim de Fanny Travaglino
     Parfois vient le vide de Pilar Gonzales España

-> Bande-son : A. Mallamaire
Alphaville de J-L. Godard
Le Funambule de J. Genet - voix : Gaëtan Guerin
La digestion - documentaire web
Guarda che luna par Petra Magoni
Pas à pas de et par Ghérasim Luca


PHOTOS












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CONTACT : CIE EAU.ID.A
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samedi 6 juillet 2013

Madame Butterfly de Puccini



Théâtre Silvain - Marseille
Août 2012


Direction musicale : L. Selmi et P-L. Landais
Mise en scène : K. Laleu







Avec :
Cio Cio San : M. Clément
Pinkerton : F. Cafiero
Sharpless : C. Rovery
Suzuki : E. Zoldan
Goro : O. Trommenschlager
Le Bonze : R. Talaïa
La cousine-Kate Pinkerton : A. Robinault
Le commissaire impérial-Yamadori : J-M. Jonca










Vidéo : G. Parant







Son : G. Rey
Costumes : Misaya Iodice (Maître Kimono) / Cyrillus









    Maquillage : P. Dissais



NOTE D'INTENTION

« En mer, aux environ de deux heures du matin, par une nuit calme, sous un ciel plein d’étoiles.
Moi, aussitôt arrivé, je me marie…»,
Premiers mots du journal de Pinkerton, officier de la marine Américaine, profitant de son passage au pays du soleil levant pour épouser une jeune japonaise, Madame Butterfly, en attendant le jour où il pourra épouser en « vraies noces » une « vraie » Américaine…
Nous proposons ici une version singulière de l’œuvre, habillée des textes d’origine, ceux de Pierre Loti et David Belasco.
De Madame Chrysanthème de Pierre Loti, j’ai adopté la structure : celle d’un carnet de voyage.
Ainsi, l’exotisme japonisant de l’opéra épouse la vision de cet officier aux accents d’un occidentalisme hermétique.
Loti m’a également inspiré les couleurs, l’esthétique.
J’ai utilisé la pièce anglaise de Belasco, (très proche de la version actuelle de l’opéra et que nous avons faite traduire), en remplacement des récitatifs et passages clés de l’histoire.
Ainsi, le texte est parlé sur la musique.

C’est un opéra de croisement de réalités.
Nous assistons à la non rencontre de deux êtres, projetant chacun leur désir de réalité sur l’autre.
Pinkerton décide d’épouser une « poupée » japonaise, telle qu’il l’a rêvée à partir de figures de paravent et autres « japonaiseries » à la mode en Occident. Il ne pose jamais son regard sur celle qui se trouve réellement en face de lui, ne se donne pas la chance de la voir, n’en a sans doute aucune envie…
Madame Butterfly vit seule sa grande histoire d’amour, plonge dans son rêve sans se retourner ni regarder pleinement son curieux prince charmant.
Lorsque la réalité vient frapper à la porte – qu’elle prenne le visage de proches de Butterfly multipliant les tentatives  de persuasion : il ne reviendra pas ; ou les traces d’amour que Pinkerton perçoit à son retour, la chair se déchire, la douleur est insupportable.
Elle arrache les ailes de la jeune Butterfly qui tombe au sol ; et en donne à l’officier qui fuit de tout son être.
Autant de croisements vains - après le départ de l’officier, les deux époux ne se reverront plus- qui m’ont amenée à travailler le thème du miroir.
Le reflet de la réalité, ce n’est déjà plus la réalité.  De son passage de l’autre côté du miroir, un être se brise.

La vidéo est utilisée pour éclairer l’Inconscient des personnages. Portant le carnet de Pinkerton au premier acte, elle se déforme et se fend aux deuxième et troisième actes, reflétant l’état intérieur de la jeune Butterfly, sur le fil de sa brisure.

Au fil de l’eau, celui de l’encre ou du sang, les êtres se creusent et se révèlent ;
leur destin  se trace…





Photos : Muriel Despiau








PRESSE










Les chroniques de Benito Pelegrin
"A l'exception des beaux kimonos japonais (Misaya Iodice), face à la banalité peu protocolaire des vêtements des Américains, la scénographie, loin de tout vérisme, est conceptuelle et minimaliste : un cube comme siège, un autre plus grand symbolisant le promontoire de Nagasaki d’où Butterfly guette le retour du navire, et un cube plus grand pour la maison, écran à des ombres chinoises sinon japonaises, et aux projections vidéos. Bref, pour moi, une solitude carrée sur des univers clos : lui, enclos dans ses certitudes de supériorité arrogante d’une puissance américaine émergeante impérialement, elle, éclose apparemment à la modernité occidentale, mais enclose et rattrapée jusqu’au suicide par la tradition —papillon épinglé— qu’elle avait cru fuir en faisant un pas, un faux-pas, vers sa culture à lui, embrassant sa religion et reniant la sienne (on ignore que Nagasaki, grâce à la mission française, était un haut lieu du christianisme  pourtant réprimé au Japon). Le passage du chœur à bouche fermée, descendant la pente arborée du fond de scène avec ces grandes lanternes et d’une belle poésie tout comme l’illumination irréelle des bosquets."






CONTACT
operatheatrepourtous@gmail.com

Les deux aveugles - Lischen et Fritzchen d'Offenbach



Compagnie Les Caractères
Paris
Mars 2011


 



Direction musicale : Bertille Monsellier / Thomas Amilien
Mise en scène : Karine Laleu

Avec :
Valéria Altaver (Giraffier - Lischen)
Nicolas Bercet (Patachon - Fritzchen)

Vidéo : cliquer ici



Nos deux histoires se passent dans la rue, au croisement de deux routes, sous un pont en plein Paris. 
C’est un Paris du 19ème, un Paris des Bas fonds, des exclus, chers à Offenbach…

        Dans Les deux aveugles, Patachon et Giraffier, sans abris, ont trouvé une combine pour survivre dans la capitale : le business du handicap. Être pauvre ne rapporte pas tellement, mais grattons la corde de la pitié, soufflons un brin de culpabilité… Une mandoline, un trombone et deux aveugles… Rien de tel pour forcer la main du passant à lâcher quelques pièces !
Seulement voilà, le business d’un faux aveugle est fragile ; toute concurrence est redoutable…
Quand nos deux compères se retrouvent donc à exercer le même métier sur le même pont… Le danger se fait sentir… Tous les coups seront permis, surtout les plus tordus, pour éliminer l’autre…
Farce tragique et rocambolesque, les deux aveugles nous plongent dans  le monde impitoyable des « nécessiteux ».  Indignations sanglantes, cynisme et grincement de dents, voici  une fable à nous faire hurler… de rire !



      Dans Lischen et Fritzchen, nos deux amis, Alsaciens, se rencontrent à un carrefour.
Elle, vendeuse ambulante de balais, est montée à Paris pour rapporter de l’argent à son vieux père malade et se voit contrainte d’arrondir ses maigres revenus en s’improvisant chanteuse de rue.
Lui, serviteur, vient de se faire renvoyer suite à un malentendu dû à son accent et décide de retourner au pays.
Une rencontre, un coup de foudre…
Comme dit la chanson, « Quand une Alsacienne trouve un Alsacien, la main dans la sienne chantant leurs liens, Top ! dit l’Alsacienne Top ! dit l’Alsacien »…
Mais si l’Alsacienne se trouve être la sœur de l’Alsacien, la douce romance tourne vite au vinaigre.
Allons rions ! « Leben ist doch ein plaisir ! 






NOTE D'INTENTION

Bien que le but premier des ouvrages d’opérette soit le divertissement, les ouvrages d’Offenbach ont ce génie de permettre des immersions dans des imaginaires denses, et d’aller parfois chercher du coté de la satire sociale ainsi que de toucher à la poésie.

        Les deux aveugles est le premier ouvrage que le compositeur a créé pour son théâtre Parisien. L’intrigue semble simple et pourtant, elle n’est pas sans rappeler le théâtre de Brecht : ici, on travaille la mendicité comme une entreprise et la surenchère de la misère a un seul et unique but : la rentabilité.
       Nous avons tenu à garder l’humour du propos tout en évitant la propreté où la bienséance. L’univers du Grand Guignol s’est donc imposé à nous comme une évidence pour traiter cet ouvrage hilarant de cruauté.
       Pour Lischen et Fritzchen, la mendicité reste de mise puisque Paris aura déçu les rêves de fortune de nos deux Alsaciens. Derrière leur histoire d’amour se dessine le goût du destin pour les scénarios improbables….. nos héros sont de véritables jouets du destin…leurs malheurs nous faisant rire…..mais comme toujours chez Offenbach, tout fini bien !

        Le choix d’un décor travaillé avec des cartons a été prit. Evoquant de manière onirique - par de grands volumes- les espaces de la rude réalité, les empilages et les facettes de ces cubes apportent une architecture aux états des protagonistes, et permettent par des assemblages –qui ne sont pas sans rappeler ceux des enfants- de fabriquer des allées de rêves où les aspects les plus conventionnels de heurtent aux abysses du destin.
Nous presserons les entrailles pour  que l’on rie encore et encore à s’en faire péter la panse !
Attention, vous êtes prévenus !



Photos : Guy Ronan






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jeuvoix.eyesing@gmail.com