jeudi 15 août 2013

Uccellacci e Uccellini de Pasolini


D'après Pasolini
Adaptation et mise en scène : Luciano Travaglino
Assistante à la mise en scène : Gatienne Engélibert

Avec
Gatienne Engélibert
Gaëtan Guerin 
René Hernandez
Karine Laleu
Jean-Pierre Léonardini
Luciano Travaglino

Regard sur le mouvement : Fanny Travaglino

Costumes : Julienne Paul
Décors et scénographie : Marie-Laure Rocher

Lumières et vidéo : Karl Big




L'HISTOIRE

Uccellacci Uccellini est une fable, comme celles racontées par Esope, Fedro, La Fontaine, 
où les personnages sont allégoriques et symboliques.
Protagonistes du conte, un père et un fils représentent l'Humanité, 
l'Humanité simple dans son innocence, 
dans une errance à travers la banlieue de Rome.
A la place du moraliste des fables anciennes, ils sont accompagnés par un corbeau bavard 
venu du "pays de l'idéologie", un marxiste qui ne pleure pas sur la fin de ses idées mais sur lui-même.
Père et fils sont transportés au XIIIème siècle, près de Saint-François, 
et révèlent la parole de l'Evangile aux faucons et aux moineaux : les Uccellacci et les Uccellini.
Dans la société, il y a les gros et il y a les petits, les innocents et les bavards.
Qui mange qui ?
La quête se termine par un échec : 
nos deux hommes reviennent de la banlieue romaine 
pour dévorer le corbeau idéologue. 







LE FILM

"Pasolini tourne Uccellacci Uccellini en 1965. 
La même année, Becket fait sa première approche du cinéma avec Film, réalisé par Alan Schneider.
L'interprète principal est Buster Keaton.
Pareillement, Pasolini dirige dans son film le vieil acteur Toto. 
La rencontre entre l'intellectuel Pasolini et le plus grand comédien populaire italien, 
donne au film une théâtralité qui prend racine dans l'héritage ancestral italien 
(les farces Atellane et les dernières lueurs de la Commedia dell'arte). 
Toto, dernier représentant d'une tradition théâtrale millénaire, la réincarne avec magie.
"J'ai choisi Toto parce que je voulais en même temps un personnage très humain 
avec une composante absurde et surréelle, c'est-à-dire clownesque, 
et je crois que Toto est la synthèse heureuse de tous ces éléments
Pasolini.
Avec cette oeuvre d'ascendance Fellinienne, Pasolini prend congé de Brecht en lui rendant un dernier hommage. Le film est parsemé d'écriteaux générant une distanciation.
L'intellectuel contemporain Pasolini n'a plus le rôle de guide culturel et social; 
il laisse les traces de sa présence dans la société comme le témoin et martyr. 
Pour preuve, la scène finale où le corbeau est cuisiné et mangé à cause de son rôle de mémoire vivante, 
sorte de Cassandre tragi-comique."
   Luciano Travaglino




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